First Of All

// Kristen Bell as Anna Williams
Chad Michael Murray as Lucas Williams
Jason Dohring as Jonathan Echolls //


Mes autres fictions ----> leyton3 & l-syndrome-p

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Je ne préviens dorénavant que ceux qui mettent un commentaire sur le dernier article
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# Posté le vendredi 15 février 2008 21:05

Modifié le mardi 26 août 2008 08:23

[1]

Losing You

Une jeune fille marchait dans la rue, d'un pas lent et peu assuré. Ses cheveux blonds qui lui tombaient sur les épaules, se balançait au rythme de sa démarche. Elle se nommait Anna Williams et avait dix-sept ans. Elle marchait sans but, perdue dans ses pensées et ses souvenirs. Son visage légèrement arrondi et obscur, trahissait un mal-être. Elle avait pourtant tout pour être heureuse, mais le destin s'était abattu sur sa vie, sa famille, son frère. Son frère avait trois ans de plus qu'elle. Ils avaient une relation fraternelle hors du commun. Quand ils étaient petits, les gens autour d'eux étaient fascinés de les voir si complices, alors que chez eux, leurs enfants se battaient pour un jouet. Ca avait toujours été comme ça. Lui et elle, quoiqu'il advienne.
Lucas, son frère, remplissait comme il se devait le rôle du frère. Il la protégeait, la consolait, l'aidait. Certaines auraient pu trouver cette attitude exagérée et étouffante, mais Anna aimait que son frère réagisse de la sorte. Elle l'aimait tout simplement.
Seulement, il y a quelques mois, Lucas avait pris quelque distance avec elle et elle avait vite su la raison de ce comportement. Il était malade... d'un cancer. Le monde d'Anna s'était alors écroulé lorsqu'elle eut appris la nouvelle. Pourquoi son frère? Ses questions qui restent sans réponses et qui n'ont pour unique but de torturer la personne, la rendait malade. Son frère, qui était tout pour elle, souffrait et elle ne pouvait même pas l'aider.
Comme elle ne voulait pas que Lucas s'inquiète pour elle, elle faisait semblant d'aller bien. Mais au dehors, quand elle n'était pas avec lui, Anna laissait tomber son masque de battante. Et pendant que la maladie détruisait son frère, l'inquiétude la rongeait.

Elle marchait toujours de son pas lent, la tête inclinée vers le bas et l'esprit dans ses rêveries. Elle avait une légère esquisse d'un sourire lorsqu'elle se rappela des souvenirs d'enfance avec Lucas. Ils avaient toujours bien rigoler, et même l'adolescence n'avait pas su les séparer. Quelque fois, son frère lui demandait comment s'y prendre avec telle ou telle fille, et Anna faisait pareil pour les garçons. Lucas avait eu tendance alors à exagérer son rôle de protecteur et Anna le lui avait fait remarqué qu'il ne sera pas toujours derrière elle pour la protéger. Elle ne pensait pas si bien dire à ce moment-là. Les garçons étaient désormais de loin sa priorité. Son frère était malade et avait besoin d'elle. Elle s'interdisait de penser à qui que se soit d'autre que lui.

Anna tourna à l'angle de la rue et ne vit pas le jeune homme qui arrivait à toute vitesse sur elle. Elle sentit une grande secousse, fit un pas en arrière et leva les yeux.

- Excuse-moi, je ne t'avais pas vue...
- C'est rien. Je regardais pas où je mettais les pieds.

Elle ne rajouta rien et repartit d'un pas toujours lent. Le jeune homme la regarda s'éloigner les yeux surpris, en espérant qu'elle se retourne. En vain. Alors, il continua lui aussi son chemin.

# Posté le samedi 16 février 2008 04:47

Modifié le samedi 16 février 2008 12:04

[2]

Innocent

Le jeune homme continua lui aussi son chemin. Il s'appelait Jonathan Echolls et avait atteint la majorité. Il prit le chemin pour rentrer chez lui. Il enfonça ses mains dans les poches de son jeans et marcha franchement et rapidement. Cette fille au visage renfermé le poursuivit dans ses pensées toute la journée. Il l'avait déjà aperçu à son lycée, mais il ne l'avait jamais vraiment regardé. Mais là, il l'avait fait. Pas comme on regarde une personne inconnue, mais comme on observe une personne que l'on a l'intime conviction de connaître sur le bout des doigts.

Jonathan était un garçon plutôt ambigu. Il avait deux facettes contraires, mais indéniablement indissociables. Les filles le regardaient comme un beau jeune homme, séduisant et mystérieux. Seulement, ce n'était que la face visible au premier coup d'oeil. Si l'on regardait attentivement, on pouvait voir un voile sombre placé sur ses yeux. Il ne paraissait alors plus aussi charmant et plutôt pas fréquentable. Il était aussi solitaire. Il avait un ami avec qui il pouvait tout dire, mais depuis la mort de son père, il s'était renfermé encore plus. Ses parents avaient divorcés quelques années auparavant et sa mère s'était remariée avec un homme que Jonathan haïssait au plus au point. Sa vie avait viré au cauchemar trois mois plus tôt, quand son père mourut d'un accident de voiture. Il avait été obligé de retourner vivre chez sa mère avec qui il n'entretenait pas une bonne relation. Il lui en voulait de ne pas avoir montrer la moindre émotion lors de la mort de son père. Son indifférence l'avait blessé plus que sa colère à lui. À la maison, il ne sortait que très rarement de sa chambre et sa mère avait cessé de chercher à le faire sortir. Elle gardait de la nourriture sur la table, pour qu'il puisse manger seul. Et à chaque fois, Jonathan entendait son beau-père dire à sa femme qu'il ne fallait pas qu'elle agisse de cette manière avec lui. Que s'il ne voulait pas manger avec eux, il ne mangerait rien.

La violence verbale et physique que lui témoignait le mari de sa mère, le rendait encore plus énervé, plus renfermé, plus asocial. On lui avait aussi annoncé ce qui était censé être une bonne nouvelle, il allait être grand frère.

Lorsque Jonathan arriva chez lui et qu'il passa le pas de la porte, il entendit son beau-père arriver au loin. Une odeur infernale d'alcool le précédait. Et Jonathan eut à peine le temps de rentrer et de fermer la porte, que son beau-père lui cria dessus.

- T'étais où ?
- Ca ne te regarde pas,
répondit indifféremment Jonathan.
- Comment ça, ça ne me regarde pas, hein ? Regarde-moi quand je te parle !
- J'ai pas envie de te regarder !
Hurla Jonathan.
- Tu m'parles pas sur ce ton, menaça son beau-père.
- J'te parle comme je veux, répliqua le jeune homme.

Il ne vit pas le coup venir et tituba sous le choc qu'il reçut sur la joue. Il prit son visage entre les mains et essuya d'un revers de manche le sang qui coulait. Il courut dans sa chambre, s'affaira dans la pièce en fourrant les affaires les plus importantes dans un sac de sport posé sur son lit. Il entendait son beau-père vociférer des insultes depuis en bas, mais il n'y fit pas attention. Il embarqua sa veste, mit le sac sur l'épaule et sortit de sa chambre en trombe. Il dévala les escaliers à toute vitesse et sortit de la maison en courant avant que son beau-père ne le rattrappe.


# Posté le samedi 16 février 2008 14:06

[3]

I'm Still Here

Jonathan marchait dans la rue d'une démarche plus lente qu'un peu plus tôt. Il n'entendit pas une voix derrière lui qui l'appelait, mais on lui toucha l'épaule. Il se retourna violemment, pensant que c'était son beau-père qui avait osé le suivre en dehors de la maison, mais il souffla entre ses dents et relâcha la tension de ses épaules en reconnaissant le visage bienveillant de l'inconnu. Le sourire que ce dernier affichait sur son visage disparut quand il s'aperçut que la chemise de Jonathan était tâchée de sang.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé John ? demanda vivement l'inconnu.

Jonathan grogna et se maudit de ne pas avoir pris le temps de se changer dans sa chambre. Il comprenait maintenant les regards interloqués des gens qui le croisaient dans la rue. Il posa son sac de sport à terre, en plein milieu du trottoir, l'ouvrit et en retira un t-shirt propre. Il enleva celui qu'il avait sur le dos et enfila l'autre. En relevant les yeux, il aperçut le regard insistant de l'autre jeune homme.

- Écoute, Fabien, c'est pas le moment là. Soupira Jonathan.
- Si tu crois que tu vas t'en tirer comme ça, rétorqua Fabien. On est amis ! Tu sais que tu peux tout me raconter. Je suis là moi...

Jonathan soupira ouvertement, mais décida de raconter en bref ce qu'il s'était passé avec son beau-père. Quand il eut fini, il remarqua que son ami portait son sac sur son épaule. Il le questionna du regard, la bouche crispée.

- Je vais pas te laisser comme ça à la rue. Tu viens à la maison.
- Et ta mère ?
demanda Jonathan.
- Elle t'adore ! Je vois pas où est le problème !

Fabien se remit en marche en laissant brièvement son ami derrière, qui finit par reprendre ses esprits et qui finit par le suivre. Fabien avait toujours été là pour lui, et encore plus depuis la mort brutale de son père. Ils se connaissaient depuis tout petit, et ne s'étaient jamais lâchés. Ils avaient trouvés l'un chez l'autre un confident, un ami, un frère. Jonathan le regarda du coin de l'½il en marchant à côté de lui. Fabien avait un sourire au coin, ce qui avait tendance à amuser son ami. Jamais, même dans des moments douloureux, Jonathan ne l'avait vu dévasté. C'était lui qui se raccrochait de toutes ses forces à sa bonne humeur, son optimisme.
Ces deux garçons étaient devenus le jour et la nuit. L'un était rieur, toujours un sourire sur les lèvres, le regard pétillant, tandis que l'autre n'exprimait plus rien par le regard mis à part la colère, et ne savait même plus à quoi ressemblait son propre rire.
Fabien lui jeta à son tour un coup d'½il.

- T'as beaucoup changé ces trois derniers mois, commença Fabien. J'avoue que j'ai de la peine parfois à te reconnaître. Je sais que tu as vécu un moment difficile, mais ton père aurait voulu que tu relèves la tête, que tu te battes !

Le silence se fit une place entre ces deux amis de longue date. Fabien se racla la gorge, puis continua sur un ton enjoué :

- Tu te souviens quand tu faisais le pitre en cours et que tu faisais rire toute la classe ? Tu n'arrivais jamais à te taire. Toujours une plaisanterie à raconter. Allez John ! Fais-moi un petit sourire ! Tu pourrais avoir toutes les filles en souriant.

Fabien laissa apercevoir ses dents en échappant un petit rire de sa bouche. C'était un grand dragueur, il aimait beaucoup les filles. Comme tous les garçons de leur âge.

- Je m'en fous des filles, murmura Jonathan. Elles peuvent dire ce qu'elles veulent sur moi, ça ne m'atteint même pas.
- Tu oublies Sandra. T'étais bien avec elle !

C'était vrai. Jonathan aimait beaucoup Sandra, mais c'était avant, c'était son passé. Et il se souvenait de l'avoir fait pleurer en lui disant que c'était terminé, mais elle avait trouvé vite du réconfort dans les bras d'un autre peu de temps après. Mais Jonathan s'en fichait. Les filles ne l'intéressaient plus.
Pourtant, la jeune fille lui revint en tête. Il aurait aimé savoir son nom....

# Posté le samedi 16 février 2008 19:12